LES ENJEUX À MARTIGUES :
Depuis trop longtemps, la question de la sécurité est confisquée.
Confisquée par ceux qui crient fort, qui désignent des coupables, mais qui, depuis plus de vingt ans, proposent toujours les mêmes solutions… et échouent toujours.
Pendant ce temps, la violence augmente. Les drames s’accumulent.
Et nous avons encore tous en tête l’assassinat de Mehdi Kessaci, tué parce qu’il était le frère d’un militant non violent, engagé contre le narcotrafic et pour la vie dans les quartiers. Ce drame nous rappelle une chose essentielle : l’inaction tue autant que les discours de haine.
Aucun droit n’a réellement de valeur lorsqu’on ne se sent pas en sécurité.
Lorsqu’on a peur pour soi, pour ses enfants, lorsqu’on vit dans un environnement dégradé et abandonné.
La première des libertés, c’est de pouvoir vivre dignement et sereinement chez soi.
C’est pourquoi nous portons une priorité claire : sécuriser et entretenir la ville.
Mais sécuriser ne veut pas dire stigmatiser.
Cela ne veut pas dire culpabiliser les habitants, les familles, ni les jeunes.
Cette logique a échoué. Les responsabilités doivent être assumées là où elles se trouvent : dans les politiques publiques.
La misère, l’abandon et le vide laissés dans certains quartiers créent un terrain fertile pour les trafics.
On ne détourne pas les jeunes des réseaux criminels sans perspectives, sans accompagnement, sans avenir.
Cela demande des moyens, de la coordination et du courage politique.
La police doit être au service de la population, protéger les victimes, et non répondre à des logiques de chiffres ou de pression politique.
Mettre fin à la politique du chiffre, c’est mettre fin à une déshumanisation qui abîme à la fois les policiers et les citoyens.
Cette lutte ne peut réussir sans politiques sociales, éducatives et de santé publique ambitieuses.
La prévention commence tôt, dès l’école.
Et au niveau municipal, nous avons un rôle essentiel à jouer : dans l’accueil périscolaire, les centres de loisirs, les maisons de quartier.
Le chantier est immense.
L’inaction a relégué trop de territoires dans l’abandon.
Il est temps de changer de cap.
De travailler ensemble, sans stigmatisation, avec une seule boussole :
redonner de la dignité, de la sécurité et des perspectives d’avenir.
LES PROPOSITIONS
1-Permettre à la police municipale de remplir ses missions dans de bonnes conditions : suffisamment nombreuse, bien équipée et bien formée.
2-Restaurer le sentiment de sécurité en agissant de manière adaptée selon le besoin des habitant.es : éclairage public, politique de soutien à l’insertion et de prévention de la délinquance.
3- Créer des « lieux refuge » pour accueillir les plus vulnérables : femmes et enfants victimes de violence.
4-Contribuer à la lutte contre le narcotrafic en mettant en place une politique de lutte contre les addictions, favoriser l’accès aux soins, mettre en place des réponses sanitaires plutôt que répressives.
5-Verbaliser les incivilités constitutives d’une infraction (déjections canines, sécurité routière, dépôts sauvages….)
