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COMMISSION DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE DANS LES ÉCARTS - Collectif Citoyen Martégal

COMMISSION DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE DANS LES ÉCARTS

Par la commission, Roland Bellan, Thierry Louchon, Anastasio Agapidis, Nanie Bellan

Ces premières rencontres avec les habitant.e.s seront suivies d’autres rendez-vous. Nous publierons ensuite une synthèse de ces réflexions.

Les Laurons, St Pierre, La Couronne, Carro, St Julien…les « écarts » sont ces quartiers excentrés, du bord de mer ou de la campagne agricole ; des habitations majoritairement constituées de villas. Des catégories sociales relativement favorisées. Politiquement, un poids du RN important.

Nous avons organisé 3 entretiens de chacun 1h à 2h. 8 personnes ont été rencontrées des Laurons et de St-Julien.
La suite est en cours : nous avons déjà des interlocuteurs/trices qui sont d’accord pour participer à La Couronne-Carro et à St Pierre où une première entrevue a dû être renvoyée pour absence de certain.e.s personnes.
 
Nous nous adressons à des citoyens/habitants, pas à des associations locales ou à leurs adhérent.e.s.
Nous présentons le CCM, qui vise à construire un projet municipal pour Martigues. Nous informons sur sa composition, son fonctionnement : Agoras, commissions.
Indépendamment du CCM et de ses positions, indépendamment des positions des associations locales auxquelles iels peuvent appartenir, nous demandons à nos interlocuteurs leur ressenti sur la démocratie municipale dans leur quartier : état des lieux, critiques, propositions.
 
AVIS
 
Un sentiment est répandu, sinon unanimement partagé : les gens se sentent laissés pour compte, ignorés.
Les pratiques de l’actuelle municipalité sont très critiquées : démocratie, politique environnementale, scandale de la SEMIVIM. La démocratie est un exercice difficile. Partout beaucoup de critiques sur municipalité, les mêmes en général : habitant.e.s pas entendus, pas écouté.e.s. Une cause exprimée : les élu.e.s sont en place depuis 1959, iels ne peuvent ni ne veulent changer.
Problème de communication avec les élu.e.s ; on doute même de leur franchise : ainsi, un refus clair  serait mieux accepté que rester dans le flou, ou rester sans réponse..
Problème de formation des élu.e.s : leur compétence, leur faculté d’organisation des réunions, l’attention qu’iels portent à la vie du quartier.
Certains conseils de quartier ont été regroupés sans consultation. Par exemple St Pierre et les Laurons. Le résultat est que chaque quartier bénéficie de moins de temps, chaque citoyen.ne peut moins s’exprimer. Conséquence : il y a de moins en moins de participation.
Dans les conseils de quartier, la parole est largement confisquée par les élu.e.s et technicien.ne.s municipaux qui présentent trop longuement les réalisations et les projets de la mairie. L’idée que les conseils sont des montages, des vitrines destinés à servir l’image de la mairie est amplement partagée.
Peu de temps pour la parole et les propositions des habitants en fin de réunion. On attend seulement des questions sur le contenu exposé par l’équipe de la ville, pas d’analyse et/ou de ressenti.
Conclusion : les citoyen.ne.s sont appelé.e.s à débattre de projets déjà bouclés, ficelés. Il n’y a pas, ou si peu, de vraies consultations en amont.
Conséquence de tout ça : moins de participantion, désaffection, doute sur l’utilité réelle de cette instance. Les gens se lassent d’assister aux réunions, on observe un baisse de fréquentation, -50% à St Julien.
 
Quelques exemple de non consultation des habitant.e.s concerné.e.s  : Entrée du quartier des Laurons – plage port des Laurosn – Ecole St Pierre réaménagée sans l’avis enseignants.
Le CLVD apparait noyauté par la marie : déception des participant.e.s, malgré des avancées L’aménagement de la Place des Aires avec une consultation la veille de la réalisation du projet !

REVENDICATIONS

Volonté de pouvoir s’exprimer plus largement, et d’être associés aux options qui concernent les citoyen.ne.s à tous les niveaux : le quartier, la ville, la Métropole.

Exigence d’un contrôle des élus pour empêcher les mêmes pratiques de se renouveler demain.

Les responsables de la ville, élus et techniciens, doivent bien sûr dégrossir les projets, tracer des options. Mais les avis et propositions des habitant.e.s doivent être pris en compte. Leurs projets locaux aussi.

Les CIQ sont trop perçus comme adversaires de la mairie. Pourtant ils peuvent jouer le rôle de ressource consultative pour les responsables municipaux. Une municipalité qui développerait une véritable la démocratie participative serait une municipalité plus efficace, plus populaire aussi.

Concernant les budgets participatifs, les opinions sont partagées. Certain.e.s mettent l’accent sur leur volonté d’être associé.e.s aux projets au-delà du quartier, les projets de la ville, voire de la région.

La mise en place du RIC, Référendum d’Initiative Citoyenne, serait une garantie de voir les élu.e.s respecter leurs engagements.

Il est envisagé la possibilité de révocation des élu.e.s en cas de dérive grave.

REVENDICATIONS IMMÉDIATES :

Un conseil pour chaque quartier  

Exigence d’un Compte-rendu RAPIDE, déposé dans boîtes (Trait d’Union).

Pour les personnes consultées, l’élément essentiel préalable est double : la volonté politique des élus, et la vigilance et la participation citoyenne.