NATURE

LES ENJEUX À MARTIGUES :

  • La population sous-estime la richesse de la Nature sur notre territoire : nous avons des habitats naturels variés, des biotopes rares (milieux marins, littoral, zones humides, milieux saumâtres, espaces forestiers) et une biodiversité exceptionnelle qu’il faut mieux connaître et protéger.
  • Les usages humains impactant les espaces naturels ne cessent de se multiplier : il faut désormais mieux les encadrer et les équilibrer pour garantir la pérennité de ces espaces. 
  • Certains enjeux très spécifiques à Martigues méritent d’être protégés par des acteurs ou dispositifs spécialisés, mais ce n’est pas toujours le cas : risque incendie, soin à la faune sauvage, gestion et protection des espaces littoraux, zones humides… 
  • La nature souffre d’une absence de politique environnementale globale qui prenne pleinement en compte les enjeux spécifiques à la faune et la flore martégales.

         LES PROPOSITIONS 

1- Définir une véritable stratégie adossée à un plan d’actions pour préserver durablement les richesses naturelles à Martigues en s’appuyant sur les piliers que sont :

a. La connaissance et la cartographie de cette richesse : inventaires faune/flore à poursuivre, étude de l’état des continuités écologiques et des pressions qui s’exercent sur elles.

b. La sensibilisation des décideur-euses et du public, y compris scolaire, en développant la découverte des espaces naturels, les sciences participatives et en s’engageant dans le retour de la biodiversité en ville (jardins urbains/partagés, végétalisation des toitures, pieds d’arbres, espaces publics et cours d’école, nouveaux espaces verts, dé-bétonisation…).

c. La prévention des atteintes aux espaces naturels et à la faune sauvage, notamment en protégeant mieux le territoire contre les risques d’incendie (recours Nos Terres Nos droits – PPRIF Justice) et de pollution, ainsi qu’en encadrant équitablement les différents usages de la nature (chasse, pêche, pâturage, loisirs motorisés nautiques, cycles…), de façon à ce qu’elle perdure pour les générations futures.

d. La restauration et la dépollution des espaces naturels, habitats et corridors écologiques structurants, en priorisant ceux des espèces les plus menacées (littoral, zones humides, berges du canal et étang, milieux marins). Cette étape nécessitera en particulier de rechercher des financements dédiés (programmes opérationnels FEDER/CPER, financements spécifiques régionaux, mécénat) et des opérateurs qualifiés pour des opérations de ce type (reboisement et protection de nos forêts suites aux incendies), mais aussi d’aider les propriétaires privés d’espaces naturels à mettre en place des mesures de protection (type contractuel, Natura 2000). Il faut, enfin, recréer des espaces de nature en ville et la reboiser, avoir l’ambition de réintroduire la Nature dans le quotidien de chacun-e dans tous les quartiers.

2- Intégrer au prochain PLU les enjeux de préservation de la Nature pour en faire un axe structurant des futurs aménagement possibles. Il devra ainsi pleinement intégrer un objectif de densification des zones déjà urbanisées plutôt que leur extension et de désartificialisation des sols pour tous les projets d’aménagement qui le permettent.

3- Mieux gérer la ressource en eau sous toutes ses formes afin de l’utiliser de manière respectueuse et économe. Préparons-nous sans attendre pour nous adapter au défi de sa raréfaction et répondre aux différents usages (potable, sanitaires, loisir, agricoles, industriels et autres). Des solutions concrètes devront être mises à l’étude pour diversifier et financer la ressource en eau disponible, pour les usages non potables en particulier.

4- Accorder une attention particulière aux animaux qui vivent sur notre territoire, quel que soit leur statut (domestiques, faune sauvage ou animaux dits « nuisibles ») et développer une politique municipale qui permette de répondre à la fois à la préservation du bien-être animal, de la biodiversité et aux enjeux sanitaires qui y sont parfois liés. Cela nécessitera que cette thématique fasse l’objet d’une délégation spécifique d’un-e des élu-es de l’équipe municipale, qu’un dispositif de prise en charge des animaux en détresse soit étudié (réseau d’acheminement, centre de premiers soins, voire clinique) et que la politique de la ville s’inspire, voire souscrive, aux Chartes de référence en la matière.

5- PPRIF (Plan de protection contre les risques d’incendie de forêts) : Les citoyen.es ne peuvent être tenu.es comme seul.e.s responsables de la situation de risque de leur habitation face aux incendies de forêt. La Commune et la Métropole doivent assumer leur part de responsabilités dans une démarche d’amélioration continue de la protection des habitant.es et des habitations contre les risques de ces incendies : conformité des bornes incendies, pression des réseaux d’eau, création et aménagement des voies d’accès, débroussaillage…Le zonage du PPRIF doit être revu périodiquement en fonction de l’avancée de ces mesures de protection.